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Avoir son propre salon de coiffure et briser les tabou$

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1 mars 2021

L'argent, le « cash », la tune, l’oseille, ton revenu, ta richesse. Est-ce que tu trouves que c'est tabou comme sujet? Tu as déjà des palpitations et le mal de tête à lire ces lignes? Souvent on pense qu'on a atteint notre maximum, qu'on ne peut pas faire mieux. Fausse croyance ou réalité?

Est-ce que tu crois que tu pourrais en avoir plus? Est-ce que tu aimerais en avoir plus ? Tu en veux plus mais ne veux pas en parler?

C’est toujours inconfortable de discuter d'argent. On veut pas dire combien on fait, surtout quand on réussit. Est-ce que c'est parce qu'on ne veut pas donner nos trucs pour en avoir ou simplement parce qu'on est gêné de notre succès?

Je peux tout de suite vous dire qu'il n'y a pas de trucs pour faire plus d'argent, seulement de bonnes stratégies, de l'effort et un certain sens de l’analyse. Avec les années, certains s'en sortent mieux que d'autres. J’avais envie de savoirs qu'elles avaient été leurs tactiques pour s’assurer une longévité lucrative et si ces personnes avaient des points en commun. Surtout, dans le but de vous les partager. J’ai donc rencontré deux coiffeuses indépendantes pour leur demander comment elles avaient tiré leur épingle du jeu. J'y ajouterai aussi mon expérience personnelle de propriétaire de salon pour vous partager un maximum d’astuces. Dans cet article, on va parler de chiffres! Vous allez savoir combien j'ai fait l'année passée. Vous allez voir c'est quoi mon pourcentage de revente par rapport à mes services. On parle sans tabous, pour vous encourager et pour vous prouver que oui, c’est possible! Vous allez découvrir des coiffeuses qui ont décidé de prendre en main leurs entreprises pour mieux gagner leur vie.

Je vous présente d’abord Marie-Pierre Thibodeau. Marie-Pierre a un salon dans sa maison à Saint-Jean sur Richelieu « Shack en Tête ». Son parcours est super intéressant, elle ne voulait surtout pas devenir coiffeuse. Sa mère étant styliste, elle refusait de voir l'évidence. Elle hésitait entre des études de gestion ou devenir coiffeuse et poursuivre la tradition familiale. Finalement, la rapidité du cours et l'application concrète des notions l’ont dirigé vers un DEP. Après un an dans un gros salon, avec des prix de gros salon, elle a décidé d'aller travailler avec sa mère. La liste de prix n'était pas comparable. Mais comme c'était « comme ça », ce que sa mère faisait depuis des années, elle ne s’est pas posé de questions. Après deux ans, avec un salaire plutôt faible, le désir de fonder une famille et de s’acheter une maison, elle a décidé de reprendre le chemin du CÉGEP. Ne voyant pas comment son salaire en coiffure pourrait un jour lui permettre ses rêves. Tout comme Catherine Maurice de Sherbrooke, elles ne voyaient pas comment elles pouvaient améliorer leurs sorts. Pour Catherine, ce qui a été l'élément déclencheur, c’est le désir d’une nouvelle maison. Elle ne comprenait pas pourquoi, après tant d'années à travailler, elle ne pouvait se permettre le financement. À la banque, la demande était claire. On lui disait d'augmenter son revenu. Mais comment y arriver?

C'est deux femmes ont pris un chemin bien différent pour éventuellement arrivé à augmenter leurs revenus derrière la chaise. Marie-Pierre, retournée au cégep en gestion profil marketing, a réalisé à travers ses études que la gestion d'un salon devait se faire de manière serrée. Le marchandisage, la revente, la promotion et les chiffriers Excel, deviendraient ses meilleurs alliés. Pour Catherine, c’est le choix de revoir sa liste de prix en prenant en considération ses frais, son expérience et la qualité des services offerts. De mon côté, j'ai réalisé il y a cinq ans que j'avais deux choix. Pour augmenter mon revenu, je devais: soit travailler plus fort, ou augmenter mes prix. Le choix paraît simple, mais la peur, le sentiment de ne pas être à la hauteur, et la réaction de la clientèle peut parfois nous freiner.

Pour nous trois, les même rêves. La même prise de conscience. Un fort désir de voir notre travail reconnu et valorisé. Nous avons en commun un amour profond pour notre métier. Notre passion nous a fait consommer beaucoup de perfectionnement. Ce qui nous a fait réaliser que notre valeur augmentait. Nous étions motivées aussi par le besoin bien terre à terre d’augmenter notre pouvoir d'achat et pouvoir s’offrir enfin une meilleure qualité de vie.

Un autre point commun, nous avons dû aller chercher des ressources extérieures. Parce que malheureusement, on ne nous apprend pas à devenir de bons gestionnaires lorsqu’on passe par le DEP. Pour Marie-Pierre, c’est son DEC en gestion qui a fait toute la différence. Pour Catherine, j’ai été son « expert ». Avec mon aide, elle a cheminé dans son analyse de liste de prix. Et moi, c’est d’une comptable dont j’avais besoin. Elle a aidé à me structurer. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on peut y arriver.

Des histoires qui finissent bien!

Marie-Pierre, après avoir travaillé en marketing pendant deux ans, est retournée à sa passion : la coiffure. Elle a mis en pratique ses apprentissages pour bâtir sa nouvelle entreprise. Elle travaille maintenant 30 heures par semaine, son revenu annuel est de 28 000 $, dont 27 % est lié directement à la revente de produits. Ses connaissances en marketing et en marchandisage on fait en sorte qu'elle augment son revenus constamment en ne travaillant pas plus d’heures derrière la chaise. Catherine, elle, a fait le choix de revoir sa liste de prix à l'automne 2020. Depuis, malgré les arrêts , elle me confie avoir doublé son chiffre d'affaires. Ses mots à elle : la meilleure décision de sa carrière! Même chose de mon côté, après avoir réalisé que je travaillais pour quelques dollars de l’heure, j'ai refait mes calcules. Tout comme Catherine, j'ai utilisé un outil que j’ai créé sur mesure pour le domaine de la beauté. Prenant en considération mes coûts fixes, mes coûts de produits, le temps nécessaire pour effectuer mes services et j'y ai ajouté mon salaire horaire idéal. Moi aussi j'ai doublé mais revenu. Depuis 2016, mon chiffre d'affaires est passée de 28 000 par année à une entreprise qui compte maintenant cinq employés, avec un chiffre d'affaires de 233K dont 15% est uniquement de la revente.

Je trouvais important, en vous racontant ces histoires de réussites, de vous dire la vraie vérité vraie. Au lieu de lancer dans les airs des affirmations qui semblent improbables. Évidemment, chaque situation est différente. J'ai décidé d'avoir des employées et un salon en constante évolution. Catherine et Marie-Pierre travaillent de la maison, elles souhaitent continuer d'être indépendantes. Il y a sûrement de plus gros salons que le miens qui font mieux que moi. Et peut-être des travailleurs autonomes qui font mieux que Catherine et Marie-Pierre. L'important, c'est de viser la croissance.

Est-ce que vous vous sentez toujours un peu mal à l’aise de voir nos chiffres étalés sur la place publique? Nous, on est plutôt fière de vous les partager, surtout si ça peut vous inspirer. Vous aimeriez célébrer comme nous?Savoir concrètement comment y arriver?

PRATICO-PRATIQUE

Vous aimeriez célébrer comme nous? Savoir concrètement comment y arriver?

Les conseils de Marie-Pierre:  prendre une pause, faire une analyse et un bilan de l’entreprise, identifiez vos défis puis allez chercher la ressource experte nécessaire pour vous faire progresser. Elle souhaite que les gens de l'industrie se fassent plus confiance, se fixent des objectifs et continuent de bien faire évoluer la profession.

Après plus de 20 ans dans le métier, Catherine s'est choisie. Elle a toujours perfectionner son art et depuis quelques années, elle se spécialise. Elle fait pratiquement que des blonds et des cheveux longs. Elle fait ce qu'elle aime. Comme le dit Catherine, se spécialiser ça coûte cher. Donc pas le choix d'augmenter ses prix pour payer ses formations et démontrer sa valeur additionnelle. Elle a profité du premier confinement pour analyser son entreprise et faire les changements nécessaires. J’ai eu le plaisir d’accompagner Catherine dans cette transition. Maintenant, après avoir tous payer ses frais, Catherine gagne 50 $ de l’heure! Gagner en confiance a changé beaucoup de chose pour elle. Elle sait maintenant que si elle s'estime et mets ses limites, elle aura une clientèle qui la respecte et qui ne tentera pas de négocier ses prix puisqu’ils recherchent une experte.

Les conseils de Marie-Pierre et Catherine valent de l’or! La confiance part de soi. J'ai gagné cette confiance en continuant de me former pour toujours améliorer mes services. Je sais qu'en étant spécialisée, ma valeur derrière la chaise est plus grande.

À leurs conseils, j’ajouterai ceci: ne négligez pas la dépense nécessaire. Voyez la comme un investissement. Vous êtes plus efficace derrière la chaise, c’est l’endroit où vous générez le plus de revenus. Des fois, payer quelqu'un d’autre pour le faire plus vite et mieux que nous, c’est de l’argent bien dépensé. Il faut aussi s’avouer qu’on a besoin d’aide ou de « coaching » pour mieux exécuter nos tâches de gestionnaire. Aussi, ne négligez pas votre revente de produits. Pour quelques minutes de conseils, vous avez l’opportunité d’augmenter votre salaire. Que vous soyez propriétaires, autonomes ou employés, la revente c’est payant! Et dites-vous que c’est possible de changer le cours des choses. Vous en avez la preuve, peu importe le chemin choisi pour y arriver. L’important c’est de vous choisir!

 

Par Caroline Girard



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